
La Fédération des Gestionnaires des Déchets de Guinée (FEGEDEG) plaide pour la création d’un Fonds mondial de la Culture, du Sport et des Loisirs pour la protection de l’environnement
La Coupe du monde de la FIFA 2026 restera dans l’histoire comme la plus grande compétition de football jamais organisée. Répartie entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, elle rassemble 48 équipes, 104 matchs, 16 villes hôtes et des millions de supporters venus des quatre coins du monde.
Au-delà de son immense succès sportif, cet événement soulève une question fondamentale : quel est son coût pour l’environnement ?

Les estimations indépendantes indiquent que cette édition pourrait générer entre 7,8 et 9 millions de tonnes de CO₂ équivalent, faisant d’elle la Coupe du monde la plus émettrice de gaz à effet de serre de l’histoire.
Une empreinte carbone sans précédent
L’analyse des principales sources d’émissions montre que :
- 87 % proviennent du transport aérien des équipes, des supporters, des officiels et des médias ;
- 6 % sont liés aux transports terrestres ;
- 3 % proviennent de l’hébergement des visiteurs ;
- 2 % concernent le fonctionnement des stades (électricité, climatisation, éclairage) ;
- 2 % sont liés à la logistique, à la restauration, à la diffusion et aux autres activités associées.
Ces chiffres démontrent que les grands événements internationaux doivent désormais intégrer la protection de l’environnement au même niveau que les exigences sportives, économiques et sécuritaires.
Des urgences environnementales à ne pas ignorer
L’organisation d’un événement d’une telle ampleur accentue plusieurs défis environnementaux :
- augmentation des émissions de gaz à effet de serre ;
- aggravation des changements climatiques ;
- forte consommation d’énergie et d’eau ;
- production massive de déchets plastiques et organiques ;
- pollution de l’air et nuisances sonores ;
- pression sur les infrastructures urbaines et les écosystèmes ;
- risques accrus pour la biodiversité.
Ces impacts rappellent que le développement des activités sportives doit s’inscrire dans une démarche de durabilité.
Une production massive de déchets
Des millions de bouteilles en plastique, gobelets, emballages alimentaires, papiers, cartons, canettes, textiles, équipements promotionnels et déchets électroniques sont générés durant une compétition mondiale.

Sans une gestion rigoureuse, ces déchets contribuent à la pollution des sols, des cours d’eau et des océans, tout en augmentant les émissions de gaz à effet de serre liées à leur traitement.
Le sport peut devenir un moteur de la transition écologique
Le sport possède un formidable pouvoir de mobilisation. Les compétitions internationales constituent une opportunité unique pour promouvoir les comportements responsables, l’économie circulaire, le recyclage, les énergies renouvelables et la réduction des déchets.
Les organisateurs des grands événements doivent intégrer systématiquement des stratégies environnementales ambitieuses, incluant des plans de réduction des émissions, de gestion durable des déchets et de protection des ressources naturelles.
Plaidoyer de la FEGEDEG : créer un Fonds mondial de la Culture, du Sport et des Loisirs pour la protection de l’environnement
Face aux défis environnementaux croissants, la Fédération des Gestionnaires des Déchets de Guinée (FEGEDEG) appelle la communauté internationale à créer un Fonds mondial de la Culture, du Sport et des Loisirs pour la protection de l’environnement.
Ce mécanisme financier permettrait notamment de :
- financer les événements sportifs, culturels et de loisirs écoresponsables ;
- soutenir les programmes de réduction des émissions de gaz à effet de serre ;
- renforcer les systèmes de gestion des déchets ;
- promouvoir l’économie circulaire et le recyclage ;
- développer les énergies renouvelables sur les sites d’événements ;
- financ
- Par Lanciné 1 Kaba pour le www.environnement-actu.info
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