
À la suite du communiqué relatif à l’affaire de viol collectif survenu dans la préfecture de Mandiana, le Procureur Général près la Cour d’appel de Kankan, Marwane Baldé, a apporté d’importantes précisions afin d’éclairer l’opinion publique sur l’évolution de cette procédure judiciaire.
Le magistrat a indiqué que dès que le parquet a été informé des faits, remontant aux mois de février et mars à Mandiana, des mesures immédiates ont été prises. Sur ses instructions, les officiers de police judiciaire, appuyés par les forces de défense et de sécurité, notamment la Police nationale et la Gendarmerie nationale, ont été déployés afin de procéder aux constatations, à l’interpellation des personnes suspectées et à leur placement en garde à vue pour des faits présumés de viol collectif.

Selon le Procureur général, cette affaire a profondément bouleversé l’ordre public et porté gravement atteinte à la dignité d’une catégorie particulièrement vulnérable de la population, à savoir les femmes et les enfants. Il a rappelé que les personnes concernées bénéficient néanmoins de la présomption d’innocence jusqu’à ce qu’une décision définitive soit rendue par la justice.
Marwane Baldé a également précisé que les principaux suspects ont été interpellés il y a plus de quatre mois. Depuis lors, le dossier a fait l’objet d’une information judiciaire devant le juge d’instruction, lequel a conduit les investigations conformément aux règles de procédure pénale. Cette phase étant désormais achevée, l’affaire est actuellement en attente de jugement devant la juridiction compétente.
Le Procureur général s’est voulu rassurant quant à la détermination de la justice à apporter une réponse pénale ferme. Il a affirmé qu’une décision sera rendue dans les prochains jours dans le strict respect des droits de la défense, de la présomption d’innocence et des garanties prévues par la loi.
Parallèlement à cette procédure, le chef du parquet général a dénoncé la rediffusion massive sur les réseaux sociaux des images liées à cette affaire. Il estime que cette pratique constitue une nouvelle atteinte à la dignité de la victime et porte préjudice à l’ordre public.
« La femme est à protéger, particulièrement la femme guinéenne. Elle mérite dignité, sécurité et protection », a déclaré le Procureur général, insistant sur la nécessité de préserver les victimes de toute forme d’exposition ou de revictimisation.
À cet effet, il a annoncé avoir instruit le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Mandiana d’ouvrir une enquête spécifique contre toutes les personnes impliquées dans la diffusion ou la rediffusion des vidéos de cette agression sur les plateformes numériques. Ces actes feront l’objet de poursuites distinctes conformément aux dispositions du Code pénal.

Concernant les auteurs présumés du viol collectif, le ministère public a annoncé qu’il requerra l’application des peines les plus sévères prévues par la loi si leur culpabilité est établie devant le tribunal criminel. En vertu de la législation guinéenne, les faits de viol collectif sont passibles d’une peine de 10 à 20 ans de réclusion criminelle, sous réserve de la décision souveraine du tribunal.
Par cette communication, le Parquet Général de Kankan réaffirme sa détermination à lutter avec fermeté contre les violences sexuelles, à protéger les victimes et à garantir que la justice soit rendue dans le strict respect des principes de l’État de droit.
Par Lanciné 1 Kaba pour le www.environnement-actu.info
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