
Conakry, 8 juin 2026 la capitale guinéenne est devenue, ce lundi, le centre des réflexions régionales sur l’avenir des ressources forestières ouest-africaines à l’occasion de l’atelier régional de validation du Plan de Convergence Forestier révisé de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour la période 2026-2035.
Placée sous la présidence du Premier ministre guinéen, Son Excellence Amadou Oury Bah, cette rencontre stratégique rassemble les représentants des États membres de la CEDEAO, les institutions spécialisées, les partenaires techniques et financiers ainsi que de nombreux experts du secteur de l’environnement et de la gestion des ressources naturelles.

L’objectif principal de cet atelier est de parvenir à une validation consensuelle du nouveau cadre régional destiné à orienter les politiques forestières des pays de l’espace communautaire au cours de la prochaine décennie. Ce document stratégique ambitionne de renforcer la gouvernance forestière, de promouvoir une exploitation durable des ressources naturelles, de restaurer les écosystèmes dégradés et de consolider la résilience des populations face aux effets du changement climatique.
UN ENJEU MAJEUR POUR L’AFRIQUE DE L’OUEST
L’Afrique de l’Ouest fait face depuis plusieurs décennies à une pression croissante sur ses ressources naturelles. La déforestation, l’exploitation incontrôlée du bois, l’expansion agricole, les feux de brousse et les effets du changement climatique contribuent à la dégradation progressive des écosystèmes forestiers de la région.

Face à ces défis, les États membres de la CEDEAO ont décidé d’adopter une approche commune afin de préserver les forêts, qui jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat, la conservation de la biodiversité, la protection des bassins versants et le maintien des moyens de subsistance de millions de populations rurales.
Le Plan de Convergence Forestier révisé 2026-2035 devra ainsi servir de référence pour la mise en œuvre de programmes et de projets régionaux destinés à renforcer la gestion durable des ressources forestières tout en conciliant les impératifs de développement économique et de protection de l’environnement.
LA GUINÉE RÉAFFIRME SON ENGAGEMENT ENVIRONNEMENTAL
Intervenant au cours des travaux, la ministre de l’Environnement et du Développement durable a réaffirmé l’engagement ferme de la République de Guinée en faveur de la préservation de l’environnement et de la gestion durable des ressources naturelles.

Elle a rappelé que la protection des écosystèmes constitue une priorité pour les autorités guinéennes qui multiplient les initiatives visant à préserver le capital naturel du pays et à promouvoir un développement respectueux de l’environnement.
Selon elle, la coopération régionale demeure indispensable pour relever efficacement les défis environnementaux auxquels sont confrontés les pays ouest-africains. Elle a également insisté sur l’importance du partage d’expériences, du renforcement des capacités et de la mobilisation des financements en faveur de la conservation des forêts et de la biodiversité.
LE MASSIF DU FOUTA-DJALLON AU CŒUR DES PRIORITÉS
La ministre a également mis en avant les démarches entreprises par la Guinée pour obtenir le classement du Massif du Fouta Djallon au patrimoine mondial de l’UNESCO ainsi que son inscription en tant que réserve mondiale de biosphère.

Considéré comme le principal château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, le Massif du Fouta Djallon constitue une zone écologique d’une importance exceptionnelle. Il abrite les sources de plusieurs grands fleuves de la sous-région, notamment le Niger, le Sénégal et la Gambie, qui assurent la survie de millions de personnes à travers plusieurs pays.
Le classement de ce patrimoine naturel représenterait une avancée majeure pour sa conservation, sa valorisation et sa protection contre les différentes menaces liées aux activités humaines et aux changements climatiques.
UNE NOUVELLE ÉTAPE POUR LA COOPÉRATION RÉGIONALE
Au-delà de la validation du document stratégique, cette rencontre de Conakry témoigne de la volonté des États membres de la CEDEAO de renforcer leur coopération face aux enjeux environnementaux communs.

Les participants entendent définir des mécanismes plus efficaces pour lutter contre la dégradation des forêts, protéger la biodiversité, améliorer la gestion des aires protégées et promouvoir des modèles de développement durables capables de répondre aux besoins des populations tout en préservant les ressources naturelles pour les générations futures.
À travers cet atelier régional, la CEDEAO réaffirme ainsi sa détermination à faire des forêts et de la biodiversité un pilier essentiel du développement durable en Afrique de l’Ouest. Les conclusions des travaux devraient permettre l’adoption d’une feuille de route ambitieuse pour la période 2026-2035, avec pour objectif de garantir un avenir plus résilient et plus durable aux écosystèmes forestiers de la région.
Par la Rédaction de www.environnement-actu.info
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